31 mai 2018 – Allocution du président à l’occasion de la Journée mondiale de la Santé financière, organisé par le  Conseil des professionnels en services financiers (CDPSF)

Une journée mondiale de la Santé financière en 2018 implique différentes littératies : littératie financière bien sûr, mais aussi littératie numérique. Ce sont là deux enjeux importants que portent les associations de consommateurs, associations que l’on trouve partout au Québec, de la Côte-Nord à l’Outaouais.

Depuis 15 ans au moins, les associations de consommateurs ont été les fers de lance en vue de bonifier les normes de respect de la vie privée dans un monde numérique. Dans ce monde en changement, il est nécessaire d’aborder le changement avec éthique, une éthique que j’appellerais une éthique du care.

Dans ces associations, on aide les gens à comprendre leur situation financière. Comme vous le savez, vous qui êtes conseillers financiers, parler d’argent, c’est toujours délicat. Il faut justement cette éthique du care. Plusieurs des associations que nous aidons s’appellent associations coopératives d’économie familiale, un nom qui fait très années ’60, mais qui a le mérite de bien nommer cette éthique du care.

Les associations aident les individus à se construire un budget. Il y a des ateliers de formation. Mais surtout, il y a un suivi individuel. Ce n’est pas tout de faire son budget. Encore faut-il le suivre ! Il y a parfois des choix difficiles. Il faut couper des dépenses pour ne pas dépasser ses revenus. L’approche individualisée des conseillers budgétaires dans les associations de consommateurs permet à M. Mme Tout-le-monde d’apprendre à maîtriser son budget.

Notre fondation a pour mission d’appuyer les groupes qui ont ce rapport éthique au monde. Nous sommes la Fondation pour les consommateurs.

C’est dire que nous travaillons pour l’individu.

La vision que nous portons est celle d’un meilleur équilibre entre le consommateur et le marché.

Aujourd’hui, le numérique fait évoluer les marchés. Dans votre milieu, on peut penser au développement des robots-conseillers.

La montée du numérique comporte des aspects positifs. Plusieurs innovations qui sont développées vont permettre aux consommateurs d’accéder à des services, d’obtenir des produits plus facilement.

Cependant la transition au numérique, c’est aussi très souvent la disruption du marché. Chez certains joueurs dans le monde économique règne un je m’en foutisme de la réglementation, un rapport à autrui fondé autour du I, me, myself..

La transition au virtuel doit se faire avec souci d’autrui, des interfaces qui prennent en compte les règles de vie commune que nous nous sommes données.

Dans ce monde où l’on développe des offres numériques, voire du virtuel, ce qu’on appelle le présentiel va continuer à être important. Il y a des moments où le travail avec l’individu, auprès de lui, reste essentiel.

La mission de la Fondation pour les consommateurs est de recueillir des dons pour aider les groupes qui travaillent au plus près des gens, avec des enjeux qui sont difficiles, la maîtrise de sa situation financière.

Avec les dons que nous avons recueillis, nous avons ces dernières années aider au développement de différents projets. Ainsi une association en Estrie a développé des ateliers pour les jeunes, « Outiller les jeunes consommateurs ». Ces ateliers se donnent à l’école et se poursuivent par une interface dans les réseaux sociaux. Nous avons aussi appuyé le groupe de Lévis pour un projet qui aide les gens à l’autre bout de la vie. Il arrive un moment où les personnes plus âgées doivent penser à déménager. L’ACEF de Lévis a développé des ressources pour les aînés qui doivent se trouver un nouveau chez soi.

Donner à la Fondation pour les consommateurs, c’est aider ces associations pour lesquelles l’éthique du care constitue le fondement de l’approche, conclut Jean Sébastien.

La première journée mondiale de la santé financière du Conseil des professionnels en services financiers (CDPSF). Visionnez le vidéo :
https://player.vimeo.com/video/274569180

22 Novembre 2017 – Article du président lors de la promotion de la 2e édition du dîner-conférence en collaboration avec Économie & Cies 

Coup de pouce pour les associations de consommateurs

Présentes un peu partout au Québec, les associations de promotion d’éducation financière et des droits des consommateurs proposent des conférences sur le budget ou le logement, des campagnes de sensibilisation, des outils budgétaires, des ateliers dans les écoles, etc. Leur financement est cependant un défi constant.

La Fondation pour les consommateurs s’est donc donné pour mission de donner un coup de pouce financier à leurs projets. Depuis sa création, elle a recueilli près de 500 000 $. Quelque 54 % de ses initiatives ont touché l’éducation, l’information et la formation. « Les associations de consommateurs ont développé le site Tout bien calculé et nous avons financé la diffusion de son lancement sur Internet, par exemple, illustre Jean Sébastien, président de la Fondation. Nous trouvions important que le plus de gens possible sache qu’on y trouve des conseils de consommation et des outils pour faire son budget. » Les autres 46 % ont été dédiés à la promotion collective des droits des consommateurs.

Par ses actions, la Fondation pour les consommateurs favorise le redressement des finances de nombreux consommateurs. Elle contribue donc à améliorer leur qualité de vie en limitant le stress du surendettement. Son engagement permet aussi à des personnes lésées de mieux connaître leurs droits et leurs recours en matière de consommation.

Évidemment, tout cela serait impossible sans l’appui de donateurs et partenaires. Il existe différents moyens d’aider l’organisme à réaliser sa mission.

Dîner-conférence

La Fondation pour les consommateurs tiendra bientôt son second dîner-conférence bénéfice ayant pour titre « Rit bien qui RÉA le premier ». Daniel Paillé, qui a été conseiller économique et fiscal au cabinet de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, fera le bilan du Régime d’épargne actions (RÉA), 40 ans après cette initiative à l’origine du « Québec inc. » Il dressera notamment un tableau des problématiques ayant mené à l’établissement du RÉA.

Nicolas Boivin, comptable professionnel agréé et professeur au département de sciences comptable de l’Université du Québec à Trois-Rivières, agira à titre de modérateur.

L’événement aura lieu le 22 novembre à l’hôtel La Plaza Évo, à Montréal. Cliquez ici pour vous inscrire.

Appuyer la Fondation pour les consommateurs

Vous ne souhaitez pas participer au dîner-conférence, mais vous aimeriez appuyer la fondation malgré tout? C’est possible de le faire! Il suffit de vous rendre sur le site de la Fondation pour les consommateurs pour faire un don en ligne, par la poste ou par téléphone. Un reçu aux fins d’impôt sera remis pour chaque don de 10 $ et plus.

22 novembre 2017: Allocution du président lors du dîner-conférence de Daniel Paillé

J’ai eu l’occasion de travailler il y a un peu plus de 15 ans dans le milieu des associations de consommateurs.

On m’a demandé il y a quelques années de travailler à mettre sur pied une fondation pour ces groupes qui donnent des services au plus proche des communautés, à Rivière-du-Loup, à Lévis, à Joliette, à Montréal, et ailleurs au Québec.

Un petit mot pour vous donner une idée des services offerts par ces groupes. Il y en a deux principaux : promouvoir les droits des consommateurs, aider les gens à faire un budget.

Dans cette salle aujourd’hui, la plupart d’entre nous avons eu la chance d’une éducation poussée. Nous sommes tous consommateurs. Il nous arrive comme tout le monde d’avoir un différend avec une entreprise avec laquelle on fait affaire. Parfois, bien petit. Alors on le laisse tomber. S’il nous semble plus important, on est équipés pour discuter avec le service à la clientèle, puis avec les superviseurs, enfin toute la chaîne. Tout le monde n’a pas cette maîtrise.

Quant à faire son budget et à le suivre, il y a dans la salle des planificatrices, des planificateurs, des syndics en réorganisations, des conseillères budgétaires. Ce n’est pas à vous que je vais expliquer la délicatesse de notre rapport à l’argent.

Les associations aident au cas par cas, mais elles font aussi de l’éducation. À titre d’exemple, ces publications de l’ACEF de Lanaudière, À vos amours, à vos affaires. Nous en avons quelques exemplaires, les 2 pour 5 $.

Parlant de l’ACEF de Lanaudière, je veux profiter de ce moment pour vous présenter Daniel Latendresse qui, après des années de dévouement, prendra sa retraite à la Noël. Merci à toi. Merci aux gens qui travaillent dans les associations, qui s’impliquent dans leur conseil d’administration.

La conférence pour laquelle vous êtes venus a lieu dans le cadre de la Semaine de la planification financière. L’IQPF nous a invité l’an en 2016 à tenir un événement-bénéfice dans le cadre de cette semaine. Je veux chaleureusement remercier l’IQPF représentée aujourd’hui par l’une des administratrices de l’Institut, madame Hélène Carrier.

Enfin, je vous remercie d’être ici. C’est grâce à vous si nous pouvons aider.

Je laisse maintenant la place à notre invité, Daniel Paillé, que je remercie de tout cœur, et au porte-parole de la Fondation, le professeur en fiscalité de l’UQTR, Nicolas Boivin. Bonne conférence !